Adut Akech, du camp de réfugiés au Kenya à l’icône de la mode et du militantisme

Adut Akech, du camp de réfugiés au Kenya à l’icône de la mode et du militantisme

Devenue une personnalité incontournable du monde de la mode, Adut Akech n’a pas connu un parcours sans encombre. Au-delà du glamour et des paillettes, cette jeune africaine de 21 ans à la silhouette élancée porte une histoire à la fois douloureuse et puissante.

Née au sud Soudan puis élevée dans un camp de réfugiés à Kakuma au Kenya, Adut Akech est aujourd’hui un des top models les plus demandés au monde. Comme Francis Ngannou, l’histoire d’Adut Akech est de celle que l’on qualifie d’improbable et de surprenante.

Du camp de réfugiés à l’univers du luxe occidental

Après avoir passé ses premiers jours en tant que réfugiée, Adut et sa famille ont finalement émigré à Adélaïde, en Australie, où elle a vécu sa vie d’étudiante et a rejoint une agence de mannequins locale. En 2016, elle a été choisie en exclusivité mondiale pour les débuts d’Anthony Vaccarello, ou encore Saint-Laurent. Depuis, elle est devenue l’égérie de designers de renom, tels que Pierpaolo Piccioli de Valentino, qui l’a amené au Met Gala 2018, ou encore Karl Lagerfeld de Chanel.

New York

Découvrez la jolie Soudanaise dans son quotidien à New York et lors d’une préparation pour un défilé.

Retour en arrière

Toujours accompagné par l’emblématique média de la mode, le mannequin Adut Akech était de retour en Australie. Dans ce périple, le modèle rencontre sa famille, ses amis, d’anciens enseignants et visite ses lieux préférés. Quand vous pensez à un mannequin, vous ne pensez probablement pas qu’il aille à l’école, porte un uniforme et grandit dans la banlieue. Mais c’est exactement ce qu’Adut Akech faisait récemment. Elle vit maintenant à New York, parcourant le monde pour des campagnes, des éditoriaux ou en défilant pour des personnalités très prisées de ce milieu. Akech a parcouru un long chemin. Du ring de boxe à ses anciennes salles de classe, la muse nous présente son monde et prouve que oui, elle pourrait bien être la fille la plus gentille et la plus terre-à-terre de la mode.

« Je suis juste Adut Akech »

Sur le plateau de Clique, le mannequin révèle son parcours et ses aspirations.

En dehors de sa carrière dans la mode, Adut a récemment commencé à travailler avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) afin de promouvoir des causes qui soutiennent les réfugiés à travers le monde. Elle espère que sa propre histoire pourra servir d’inspiration pour que beaucoup s’investissent davantage dans la lutte contre le sort des réfugiés.

Militantisme

« Quand les Nations unies m’ont contactée, j’ai sauté sur l’occasion de mettre en lumière le sort des habitants des camps par lesquels je suis passée petite. Certains membres de ma famille vivent dans une grande misère, donc je suis directement concernée. Et j’ai pu constater que lorsque je raconte mon histoire, les gens reprennent espoir. Ils ne se sentent plus coupables ou stupides d’avoir des rêves fous. Parce qu’il y a toujours une chance qu’ils se réalisent…
C’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, avant même de faire du mannequinat, et maintenant plus que jamais. J’aimerais même créer ma propre fondation, ma propre O.N.G : c’est quelque chose qui me tient à cœur. Je ne sais pas exactement quelles sont les prochaines étapes, mais j’ai déjà de nombreux soutiens.
Avec l’ONU, tout le monde connaît les raisons de mon investissement. Je veux pouvoir venir en aide de quelque manière que ce soit. »

  • Photos : Elite Milano couverture / Style (Times) / thelast-magazine
  • Vidéos : Vogue / Clique

La rédaction

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