Ondjoss, Mbuntu, Masolo, trois applications de messageries africaines qui concurrencent les géants du secteur

Ondjoss, Mbuntu, Masolo, trois applications de messageries africaines qui concurrencent les géants du secteur

De Yaoundé à Kinshasa, les messageries instantanées africaines existent et comptent de jour en jour de nouveaux utilisateurs. Ondjoss, Mbuntu, Masolo, trois plateformes qui veulent s’imposer sur le marché mondial avec un potentiel économique et social hors norme.

OnDjoss made in Cameroun

Cofondé par Valère TCHAPDA, ingénieur automobile, l’outil de communication a été conçu au travers de la start-up 3Tank Innovation il y a 3 ans.

OnDjoss vous offre la possibilité de communiquer avec vos contacts à travers le monde. L’application vous permet d’envoyer des messages à vos contacts qui ont également OnDjoss. Vous avez la possibilité d’avoir des appels audio et vidéos fluides. Pour ceux qui ont un talent artistique dans le domaine du dessin, vous avez une fonctionnalité qui vous ravira à coup sûr.

Une utilisation simple

Au vu de son ergonomie très accessible, OnDjoss est destinée à toutes les tranches d’âges partant de l’adolescence jusqu’aux personnes du troisième voire du quatrième âge. Le public accède à Ondjoss sur la plateforme de Google playstore depuis le 1er janvier 2020. Sur le point des téléchargements, elle compte plus 30 000 utilisateurs, et ce nombre ne cesse d’augmenter. Pour le moment, l’application est accessible sur les technologies androïdes.

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Masolo, l’application née à l’université de Kinshasa

Le projet et la vision de celui-ci sont portés par un groupe d’enseignants et d’élèves de l’université.

La plateforme porte le nom Masolo (causerie, commérage en lingala, principale langue nationale de la RDC). L’ambition est encore modeste : « Donner aux étudiants sur le campus universitaire de Kinshasa le moyen de communiquer sans passer par les opérateurs de télécommunications, mais en utilisant une technologie de wifi longue portée ».

L’idée venait de plus loin. Les chercheurs voulaient, initialement, mettre en place une technologie pour permettre aux populations des zones rurales d’accéder aux outils numériques. Dans un pays, qui est l’un des plus vastes d’Afrique et avec certaines localités difficiles d’accès, les populations desdits milieux sont généralement privées de services de télécommunications. L’équipe voulait donc combler cette lacune. Suite aux différents défis rencontrés, l’idée a évolué vers un projet de messagerie pour le campus de l’Université de Kinshasa.

L’ambition de ce groupe de cinq Congolais a grandi et fait son chemin. Avec une précieuse contribution des deux étudiants, Masolo a pu voir le jour en janvier 2021. Désormais accessible en mode Android partout dans le monde, et pas uniquement pour les usagers du campus de Kinshasa.

Un développement minutieux

Chargés de développer la partie de l’application en contact avec les utilisateurs, Gilbert et Fidèle, les jeunes étudiants du groupe, sans aucune expérience similaire préalable, ont dû surmonter des montagnes de défis. Aujourd’hui, ils sont considérés comme des héros par leurs camarades.

« Même quand on a été confronté à des difficultés, surtout concernant les appels, on a consulté des experts congolais et des amis aux États unis pour nous donner des idées, mais à peine, on a trouvé de l’aide. On a dû bosser comme des malades pour y arriver. Parfois, on faisait des réunions de minuit jusqu’à 4 heures du matin », confie Jean Gilbert Mbula, l’un des deux étudiants.

Mbuntu, ensemble, nous sommes plus forts

Dikalo est la start-up camerounaise à l’origine de la messagerie Mbuntu afin d’aider les gens à communiquer avec aisance et sécurité. Cet outil souhaite vous permettre de vous connecter avec vos amis ou votre famille. 

Apparue l’année dernière, cette nouvelle application met un accent sur la protection de la vie privée des utilisateurs. C’est dans ce contexte qu’apparaît Mbuntu, qui signifie « Ensembles, nous sommes plus forts », en langue zulu d’Afrique du Sud. Cette création de l’entreprise Dikalo « se concentre uniquement sur la messagerie », explique son fondateur Alain Ekambi.

Depuis le début de leur aventure, les développeurs de Dikalo ont mis un accent sur la confidentialité des données des utilisateurs. Un aspect renforcé par cette nouvelle application dont le but est, selon Alain Ekambi, « de créer une messagerie super privée et une alternative locale forte aux messageries étrangères. Son focus premier est de communiquer sans avoir à partager des informations personnelles ». Ainsi, nul besoin du numéro de téléphone de votre interlocuteur, comme c’est par exemple le cas avec WhatsApp. L’équipe de création compte ajouter de nouveaux services adaptés au contexte social camerounais et africain.

Un potentiel énorme

On peut affirmer sans l’ombre d’un doute qu’Ondjoss, Mbuntu et Masolo recèlent un potentiel en mesure de faire concurrence à ceux qui sont considérés comme les géants dans le domaine. Valère TCHAPDA, Alain Ekambi et l’équipe de l’université de Kinshasa soulignent une fois de plus les capacités prodigieuses et surprenantes des ingénieurs du continent.

Sources 

WhatsApp en Afrique : ces entrepreneurs africains qui s’attaquent au géant mondial de la messagerie sociale

Mbuntu la messagerie securisee

La rédaction

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